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800 SPORTSMAN : Le quad "classe S"

Essai "monde réel"

Texte et photos : Hervé 'randoquad', Montage Vidéo : Nico 'handiquad', Pilote : manu 'no fear'

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La CLASSE 'S', ca vous parle ? La "Mercedes classe S", c'est tout simplement la limousine de référence partout dans le monde... Silencieuse, puissante et confortable, dotée des derniers perfectionnements technologiques, la classe S est LA référence en terme de voiture de luxe. A la rédaction, nous sommes deux à avoir le privilège, non pas d'en posséder (hélas, à 100.000 € le bout c'est pas pour tout de suite), mais de conduire ce genre de bijou régulièrement...

Autant vous le dire, quand on à fait plusieurs milliers de km au volant d'une classe S, on est définitivement séduit par sa tenue de route irréprochable, son confort qui permet d'y dormir tranquillement en roulant (pour les passagers !), son luxe d'équipement, et sa motorisation V8 5.5 L de 388 CV pour le modèle "classique": la "500". ROOOOHHHH... le feulement du V8, les dépassements gargantuesque, genre j'en double 5 d'un coup et lit l'effarement sur le visages des autres automobilistes...

Le top du top : sur une route de montagne atomiser tous les 4X4 de luxe d'un coup d'accélérateur... Malgré ses presque 400 CV, la classe S n'est toutefois pas une voiture "sportive", mais ses capacités dynamiques sont plus que suffisantes sur routes et autoroutes pour le commun des conducteurs, pour se faire vraiment plaisir. Vous l'aurez compris, la Classe S est une référence, et quand on y a goûté il est difficile d'aimer une automobile 'normale'...

"Bon mais qu'est ce qui nous prend la tête avec ses bagnoles de milliardaire lui..." devez vous fulminer en attendant d'entrer dans le vif du sujet : l'essai de sa majesté SPORSTMAN 800, dernier du nom...

Nous avons testé durant plusieurs centaines de km le 800 SPORTSMAN, en rando familiale ou plus sportive, de jour, en nocturne avec pose barbecue, en moyenne montagne et sur de petits sommets alpins, seul ou avec passagers, mais aussi sur terrain privé.

Plusieurs randos 'test' donc, de quelques heures à la journée complète, en compagnie d'un, deux ou trois quads. Nous avons aussi testé le 800 sur le bitume, ville, nationales et autres voies "rapides", même si ce n'est pas forcément sa destination...

Le 800 est a droiteBen voilà, nous y sommes, quel est le rapport entre une Mercedes et notre quad... La réponse : très rapidement, un constat s'est imposé, le 800 sportsman, c'est la "classe S" du quad... Un confort de conduite irréprochable, une motorisation plus que suffisante, et des qualités de baroudeur incontestables...

Certes il existe un autre 800cc, plus puissant, plus brutal, l'Outlander 800, mais coté agrément de conduite, le sportsman est toujours indétrônable.

Un quad "tellement bien" que Manu et moi nous le sommes accaparés durant toute la période d'essai et que Nico n'a jamais pu l'essayer : Dur de nous faire lâcher le guidon d'un tel engin !  

Les commentaires de tous les essayeurs et passagères ont étés unanimes : quel confort, quel moteur (le bruit est fabuleux)... Aucun n'obstacles n'a résisté.

Rando TEST nocturne et barbecueRando-loisir : Bien que puissant le 800 popo se laisse conduire très facilement, c'est le quad le plus accessible "à tous" à ce niveau de cylindrée. Attention, même "facile" ce n'est sûrement pas un quad de débutant, mais un engin pour quadeurs expérimentés, ayant l'habitude de rouler sur un 500cc par exemple... Le 800 est formellement déconseillé comme premier achat, c'est une évidence.

Le vrai truc du 800, c'est la rando "roulante tranquille" : comme la Classe S, il n'est pas sportif dans l'âme, confortable, puissant, mais lourd, comme tout gros baroudeur qui se respecte, il préfère enquiller des bornes, à un rythme de sénateur.

Soyons honnête, rouler tranquille avec un 800 POPO, ça veut quand même dire parfois un bon 60, voir 70 km/h sur piste roulante et dégagée. Ça veut dire aussi des reprises musclées, un train avant qui se soulève facilement : même mené "tranquille" un 800 restera un 800. A bas et moyens régimes la puissance est délivrée progressivement pour peu qu'on presse la gâchette avec modération et qu'on soit lancé. Au démarrage en partant de l'arrêt complet, le bloc du 800 donne un bon coup de pied aux fesses sur les premiers mètres. La souplesse du moteur permet ensuite de rouler sur un filet de gaz en toutes circonstances. Les trous et bosses sont avalées par les 4 suspensions indépendantes à grand débattements, et la direction plutôt légère tant qu'on roule.

La tenue de chemin du Sportsman, à rythme raisonnable est "plus que parfaite"... la ROLLS des chemin en quelques sorte (Tiens c'est plus une Mercedes, il a pété les plombs celui là ;-) ). Euh... et si c'était plutôt le RANGE ROVER du quad ? :-). Notons que le passager est parfaitement installé et bien que le sportsman ne soit pas un "Vrai" biplace, nos passagères étaient ravies du confort procuré par les suspensions, la grande selle pullman et les grands marchepieds. Par contre elles n'ont pas toujours appréciées les coup de gaz et la patate du 800 qui déboulait parfois un peu trop brutalement sous l'impulsion d'un pilote... un peu trop enthousiaste (moi ? vous croyez ? ). Coté freinage, le 800 disposera désormais de l'évolution '2007', à savoir un freinage intégral au guidon façon US, doublé par le freinage intégral au pied façon "homologation CE". Plus besoin de modifier le circuit de frein pour pouvoir freiner au guidon, merci Polaris d'avoir fait cette modification. Avec 4 disques le freinage est au top, puissant et facile à doser, mais en plus disponible au guidon désormais, comme sur les modèles US "non homologués" depuis toujours.

Dans les chemins techniques et à faible allure, il se montre un peu à l'étroit coté moteur et demande qu'on s'accoutume à la puissance : chaque pression sur la gâchette surprend le passager et en descente le frein moteur est trop puissant...

Avant, arrière, le corps du passager devra attendre que le pilote s'habitue à caresser la gâchette ou que le chemin s'élargisse.

En franchissement, vu le couple disponible il faudra doser les gaz finement et on fera plus attention qu'avec un 500cc, au vu des réactions plutôt vives de la bête à la moindre sollicitation de la gâchette. Sinon, ça reste un sportsman, le roi du franchissement au royaume des quads 4X4. Il ne reculera devant aucun obstacle, avalant un tronc en travers comme une brindille, aidée de sa gamme courte et de son mode "4 vraies roues motrices". Le mode 4X4 s'enclenche en roulant, un plus par rapport à de nombreux modèles qui demande l'arrêt complet du quad pour s'enclencher.

Rappelons pour les non initiés que les Sportsman n'ont pas de différentiel et que le mode "AWD" fait tourner les 4 roues à la même vitesse, soit le nec plus ultra en situation délicate. Chez les concurrents il faudra souvent bloquer le différentiel avant pour obtenir le même résultat, voir galérer si le quad est démuni de blocage de différentiel, avec pour conséquence d'avoir une roue qui patine dans le vide et l'autre sans motricité... Sinon le 800 n'est pas un poids léger, comme tous les sportsman, il demande un peu de bras quand même et le franchissement intensif n'est pas sa destination première.

A haute vitesse en tout terrain, quand les chemins sont bien dégagés et que la visibilité permet de mettre du gros gaz, le train avant s'allège trop et la direction devient floue, le pilote est donc incité rapidement à rendre les gaz. Certes il nous a été possible de rouler fort en TT, mais avouons que le 800 cc à une fâcheuse tendance à occuper toute la largeur du chemin quand l'aiguille du compteur atteint 80 km/h et plus. Certes un bon pilote peut s'en accommoder mais pour les plus sportifs d'entre vous il existe une solution qui résout en grande partie le problème : la pose d'amortisseurs avants KONI spécialement étudiés pour ce modèles. Selon POLARIS France, cela procure un gros changement de comportement. 

Confort, reprises, puissance, seul ou à deux dessus, le 800 Sportsman ne laisse pas indifférent : c'est un quad très  attachant. Bien que d'un gros gabarit on s'habitue très vite à le piloter et faire corps avec la machine. On se concentre sur les trajectoires dans ces sous-bois pleins de virolos, sur la beauté des paysages, discute avec madame la passagère : le quad se fait oublier, facile, c'est un outil qui ne demande qu'a vous emmener toute la journée... D'ailleurs c'est la signature des sportsman, ce sont des "machines à s'évader"... Le confort indescriptible (faut essayer) d'un sportsman, plus ses capacités TT, c'est le gage de pouvoir profiter pleinement de sa rando, en ayant l'esprit libre pour vagabonder. Le quad, les trous, les bosses, les arbres en travers... pas un problème, le popo fait son chemin, tranquillement. Sur de sa force, le sportsman sait être docile pour que la rando soit un moment d'évasion et pas uniquement une activité sportive pour initiés.

Comme c'est quand même un 800cc, il peut aussi se montrer rageur aux mains d'un pilote expérimenté, mais son truc, c'est la force tranquille, les chevaux il en à, c'est pas une raison pour s'en servir à tout bout de champs. D'ailleurs quand on roule avec des quads moins puissants, on se cale sur le rythme de la rando, avec une grosse réserve de puissance sous la gâchette, et on profite de la souplesse phénoménale du bicylindre à bas régime. Le 800 POPO aime donc rouler avec des quads moins puissants, puisque de toute façons, c'est lui le roi ;-).

Sportsman, roi des baroudeurs... à l'américaine ! Les constructeurs japonais et le Québécois B.R.P. font de belles machines en terme de gros baroudeurs bi-cylindres, mais aucun ne peut aujourd'hui prétendre proposer un véritable concurrent au sportsman 800 dans son domaine, la rando 'tout-confort'. Le 800 Outlander est plus brutal, moins confortable et destiné à des pilotes au tempérament plus sportifs. Le 750 Brute force lui, propose un confort plus limité et demande à être élargi pour être plus stable en devers, alors que le 800 Polaris est livré prêt au baroud.

Le reste des gros baroudeurs (700 Grizzly, 700 King quad) dotés de monocylindres, ne peuvent offrir un agrément moteur identique à ceux des bi-cylindres. Un "TWIN" offre toujours plus de couple à bas et moyens régime, et plus d'allonge à haut régime qu'un vulgaire "mono".

EH, msieu, et sur la route il vaut quoi le 800 popo ??? JDQ : Ben vois tu mon gars, il mange un "brute force" en pointe (on est bien au delà des vitesses légales sur nationales), il tient le pavé vu son poids, et en ville tu doubles toutes les caisses que tu veux d'un coup de bi-cylindre... Plus sérieusement le 800 sur la route est certes plutôt agréable, principalement grâce à sa puissance pour s'extraire de la circulation, mais rien ne le destine à la route dans sa conception. Les grands débattements et les pneus occasionnent parfois des réactions aux inégalités de la chaussée, et à plus de xxx KM/H (censuré), un peu chahuté par une plaque d'égout... on se dit que faut vite retourner sur la terre, dans son élément naturel.

Conclusion: Alors, ce 800, une référence ou pas ??? OUI, sans discussion. Malgré ses quelques défauts le 800 POLARIS est sans conteste une des plus belle machines jamais produite,  pour amateurs de baroud, de grande rando et pour ceux qui considère que tout-terrain et confort peuvent rimer ensemble. L'agrément du bi-cylindre est royal, à défaut d'être le plus puissant du marché, au royaume des gros cubes, c'est à la fois le plus exploitable et le plus facile à prendre en main pour un pilote ordinaire. Son feulement rauque est... JOUISSIF, j'ose le dire. Un bruit de moto qui ravira tous les anciens motards dont je suis.

Tout comme il est difficile de rendre les clés d'une Mercedes classe S après quelques milliers de km à son volant : quand on doit se séparer d'un 800 Sportsman, on ne peut s'empêcher de penser qu'on le verrait bien dans son garage ! Reste son prix élevé, à 12990 €, le 800 Sportsman n'est pas donné... C'est le prix à payer pour chevaucher le roi des baroudeurs et s'offrir le luxe de barouder dans un confort... 'royal' ! Cher oui, mais un Sportsman, c'est du très haut de gamme point de vue performances, qualité de fabrication et solidité... A l'image des protection de châssis en acier, le sportsman est 'indestructible' et nombreux sont ceux qui ne veulent plus rien d'autre après y avoir goûté...

Les plus

Les moins

  • Confort imbattable
  • Frein moteur trop puissant
  • Agrément de conduite
  • Tenue de route à haute vitesse
  • Qualité de fabrication
  • Poids
  • Capacités de franchissement
  • Prix

Niveau supérieur :

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JDQ #2
TransVal 2003
JDQ #1

1024 x 768 recommandé

  

 

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